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20 janv. 2013

rue des archives...


c'est terrible d'avoir à ce point ce besoin de trier, classer, archiver, ses goûts, ses rêves, ses souvenirs, ses envies, sa vie.

19 janv. 2013

gross



03:18, je range mes dossiers et je retombe sur cette photo d'un vieil sms envoyé à Secret Message Service (service et site crées par monsieurlam à l'époque...)

des années après, je me sens toujours les doigts.

18 janv. 2013

un peu

voilà que ça recommence.

mes quelques éventuelles résolutions à tenir éventuellement pour 2k13 peut-être (hum hum)

- apprendre le flamand. ou l'allemand. ou les deux (je suis folle dans ma tête). 
enfin, oui, mais non, je ne rêve pas non plus. enfin, disons qu'il ne faut pas se sentir capable de, alors qu'on est juste pas capable tout court. je le sais bien, là, quand je tape ces mots, que je ne serai pas capable. les langues c'est quand même quelque chose. et pour avoir goûter aux joies de l'arménien (moins de deux ans de cours, mais un alphabet différent tout de même, un an juste pour l'alphabet !), je crois savoir de quoi je cause... donc, quelques notions de flemish, ce sera déjà très bien, hein. pour l'avenir. car on ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait. enfin 2k13. ou 2k14. enfin on verra bien, si Dieu le veut !

- acheter une nouvelle batterie pour mon appareil photo.

- ou plutôt investir dans un appareil photo (pas le truc de dingue, un truc semi pro, hum hum) ou un bijou Cartier (l'enflamme). un truc qui vaut un peu de pognon pour me conformer un peu à l'idée que je me fais de la trentenaire qui n'a pas encore de gosse, pas d'appartement sous le cul non plus, un boulot à des kilomètres de sa formation et de son expérience d'attachée de presse (ciel mon press office !), des cheveux trop longs et trop plats, un kilo en trop (deux ?), une inexpérience totale en matière de smoky eye ou de pose de vernis (je ne parle même pas de nail art. je m'en sors limite avec du transparent), un peu de sous sur un compte en banque, un abonnement glamour pour se lister des résolutions tous les mois (je me démaquille tous les soirs ! j'investis dans un jeans top, the jeans, quoi ! je travaille ma sexyness l'air de rien ! Glamour, tes rédactrices sont des connasses ! Glamour, ma Bible !), donc oué, cette trentenaire là, mais, attention ! avec un bijou Cartier au poignet (mademoiselle la conseillère de vente, le truc le moins cher dans vos bracelets ? ah ? alors un fermoir, peut-être ?).

- m'organiser un tout petit week-end à Lille, ou Amsterdam, ou Nice, ou Berlin ou Florence ou Barbotan les Thermes (oui, oui ! pour une cure thermale comme les vieux). mon Dieu, je déraille. encore. toute seule :)

- m'éloigner un peu de mon gsm, de ma tablette, de mon ordi, décrocher un peu du net, de facebook, de google reader (j'y crois pas des masses, là, tout de suite)

- lire davantage

- donner un peu plus de nouvelles à ceux qui comptent et qui sont loin, ou pas si loin et qui sont dans mes pensées très souvent, Charlie, Sophia, Alexboy, Cha', Aurore ma copine soleil de bonté qui se lève, et d'autres et recontacter d'autres encore. mais surtout prendre des nouvelles d'eux et de ces bébés qui sont arrivés, Gabriel, Alice, Elena et de celui qui arrive en mai

- passer le permis (mais ouiiiiiii....)


et maintenant que je me suis un peu calmée avec une assiette de carbonara (la 3ème de la soirée), avec un check sur mon portable (légère fomo quand tu nous tiens), j'ai un peu peur de retourner au lit, chercher ma respiration et gamberger.  

aussi, en 2k13, si les microbes atypique belges et autres maladies infantiles, scarlatine, varicelle et toute la compagnie de merde pouvaient choisir une autre target, ce serait bien sympa. 


(je suis essoufflée dans tous les sens du terme)

17 janv. 2013

lave plus blanc que blanc

voilà. 

depuis mon canapé gris chéri, depuis mon nouveau téléphone marseillais wiko qui tue (merci amour), sous une couette, avec mon microbe atypique et arkham city en fond visuel et sonore (mon amour de Batman, mon amour de joueur), avec mes antibiotiques et mes quintes de toux bizarroïdes, me voilà de nouveau ici, sur ce diary fatigué.

2K13 est une année qui commence assez étrangement et ici, dans les Ardennes, ce premier mois n'en finit pas de se traîner, de s'éterniser avec son ballet de visites médicales et son lot de neige et de froid, cette neige qui fige mon petit bout de jardin sous une couche de blanc épais, ce blanc que je déteste (je lui crache dessus dans ma tête), blanc immobile, désolation, hibernation, tristesse et mort (bam), ce blanc qui se mélange au gris, qui fait de la bouillie, ce blanc que je regarde par la fenêtre et qui me fait tellement chier, parce qu'il éteint tout, qu'il met tout en veille prolongée, ce blanc si contraire aux blancs printanier et estival, mes amours, qui se superposent au vert de l'herbe, au bleu du ciel, au rose de mon cerisier ornemental, au hâle d'une peau réchauffée par le soleil, le soleil bordel ! #pointmétéolyriqueàdeuxballes

comme toujours, je me pointe ici car j'ai pas mal de choses à écrire, toutes ces choses dans ma tête, dans mon lit, mais je dois bien vous l'avouer : je ne sais pas écrire. 
 et pour éventuellement combler ce vide, on ne peut rien tirer de mes petites photos sur insta' qui ne valent vraiment pas un clou (ou si !, juste assez pour en sortir quelques unes via prinstagram - je suis vraiment bon public pour ces conneries - 24$ - et les foutre sur mon frigo - mon amour de nièce, mon amoureux chaque fois que je rushe pour la boîte de 24 kinder ou pour de la confiture à la cerise - purée, j'en ai des choses à dire).

donc la neige. ah non ! ma tête et mon absence de talent littéraire ou photo ou autre. à l'heure de l'explosion d'une blogosphère qui déchire, fait plaisir et donne envie (une petite sélection un de ces quatre - avec beaucoup de visages connus dedans - Lady Moriarty, Lam et sa soeur aux mille couleurs, Cara D., etc - et d'autres instaboys and girls qui me réjouissent le coeur), ça fout un peu (mais juste un peu) les boules de se dire qu'on tient un "blog" pourritos, sur lequel on radote un peu (mais juste un peu) (hein?). car aujourd'hui, au milieu de toute cette activité sur l'internet que j'aime (gavage quotidien), je suis là, petite victime parmi tant de milliers d'autres, victime de ce truc qu'on recherche tous, après lequel on court tous comme des cons, ce bout de succès virtuel, exister sur la toile, offrir une part de son "univers" aux autres, un morceau de son talent, on a rien à offrir la plupart du temps, et on offre pas, c'est pas gratuit, non, rarement gratuit, on existe online pour se sentir exister tout court, non ? comme des cons, on existe à travers facebook, pinterest et compagnie. 
comme une conne.

et une fois de plus, ce post sur cet ouragan n'apporte rien de bien excitant, car on le sait tout ça, on le sait bien, quand même, qu'on est tous des veaux, qu'on est tous abrutis, qu'on a pas de talent à vendre ou promouvoir, que notre "monde", en fait, tout le monde s'en tape. et que mon insta, facebook, tumblr, tout ça ne vous sert à rien et ne me sert à rien et nous bouffe un temps dingue mais bon sang, j'adore. quelle victime. quelle naze. cet hurricane diary... pour que dalle.

ou alors si, passer le temps pendant que mon corps essaie de se débarrasser de ce mycoplasme pneumoniæ de merde.

(je suis navrée de la non qualité de ce post et apprécie d'autant plus votre présence ici).

(on se retrouve au printemps !)

29 oct. 2012

don't you know ?

mon Dieuuuu, j'ai tellement de choses à écrire.
tellement de sujets.

quand je suis dans mon lit.


3 sept. 2012

thermal machine

okay, l'ouragan est un peu diminué, mais ça souffle encore.

j'ai oublié depuis combien de semaines je me dis qu'il faut absolument redonner signe de vie ici... ah oui, voilà, des semaines, c'est bien ça. genre, des mois, même ?

aujourd'hui, j'écoute Mark Ronson et Maxïmo Park, waouh, un peu mon neveu ! et les Dandy Warhols aussi, thx to Lady Moriarty, et demain, The death of Anna Karina, thx to my man, qu'est ce que je l'aime.

qu'est ce que je voulais dire ?
je suis sur Instagram, bien sûr avec tout plein de Russes qui me suivent. pourtant moi, les Russes, je ne suis pas spécialement fan (smiley confus). Saint-Pétersbourg, Moscou, oui, je veux bien, mais quand j'aurais visité Berlin, quand je serais retournée à Amsterdam, quand j'aurais parcouru la Californie de fond en comble, Reykjavík, Copenhague, l'Arménie, la Grèce, jusqu'à me noyer dans ses eaux bleues, et je serais morte donc. overdose de feta et de yaourt qu miel et de pastèque et de soleil et de Méditerranée.
et encore.

j'ai pas vu la Mer cette été, ça fait chier mais c'est ainsi.

je me rattrape peut-être avec NY cette année, si pour mon homme, c'est possible. parce que sinon, ce sera Luxembourg ville à fond, et moi, et bien, j'irai en vacances seule. et ce sera ainsi. et ce sera fort bien, tout de même. et la Belgique me gagne toujours un peu plus, chaque jour.
et NY... je veux NY avec lui.

latest news, wishlist, blabla : ce mois ci, je me craque une paire de boots chez Asos, et ce sera ma première fois. purée ! 
j'ai fait un velouté de concombres menthe pour la première fois de ma vie, ce qui veut dire, noter les ingrédients sur une liste de courses, acheter de la menthe, du citron, de l'ail, de la crème, mettre le tout dans un blender, ce qui signifie sortir le blender de sa boîte, et mettre le tout au frais. tout ce brol.
je fais de drôles de trucs depuis que je suis ici. 
 
je délaisse un peu facebook aussi, parce que je m'accroche à ma tablette et je visite Insta comme une tarée, tous les jours, tout le temps. je tombe amoureuse de Christina Caradona, de ses cheveux ! un peu comme tout le monde, quoi. je suis comme tout le monde, hein. je donne un petit nom niais à mon homme, je vais bosser, mon sang me fout en l'air ce mois ci, la vie continue.

ma famille est sur Insta aussi. mon beau-frère, quel talent.
en direct live.
je retourne à Paris le 22.
et le petit chien qui va entrer dans leur famille, et un peu dans la mienne, par extension.
je suis heureuse pour elle, mon petit bout de vie, ma nièce.
parce qu'un chien dans une vie, c'est si bon.
ma vieille Héloïse ma manque toujours.
elle ressemblait à rien, c'était la mienne, j'adorais ses odeurs un peu dégueulasses, quelle dégueulasse.

comme son odeur à lui. et ses joues.
je comprends ma mère à présent quand elle parle de celles de son père.
ce moelleux.

ah, et si tout roule, je commence le sport avec une toute jeune collègue, jeune et jolie et fraîche. parce que, merde, 31 ans, et mon ventre, là, un peu trop moelleux aussi, dans le putain de mauvais sens du terme.

je suis venue, j'ai écrit, je vais poster deux trois photos qui me retournent, et je retourne danser comme une gogole dans mon salon.

merci bien.

(et merci la Russie, et tous ceux qui sont plus ou moins là. ça fait plaisir.)



[LISTENING TO : Shakin, from the album Thirteen Tales From Urban Bohemia - THE DANDY WARHOLS]

12 avr. 2012

A.

et une fois de plus, je suis ici, sur cet ouragan, à essayer de mettre des mots, mais je n'y parviens pas. ça se bouscule. mais ça ne sort pas. il me faudrait un truc pour enregistrer ces pensées, pour clarifier le tout, mais cela signifierait devoir les extraire, ma voix, et l'idée de l'entendre me déplaît, je ne pense pas pouvoir entendre ça, ce qui pollue ma tête en images. je me vois essayer de sortir des sons, ouvrir la bouche, rien. comme quelqu'un de malade.

ces derniers temps, j'ai beaucoup rêvé de la maison d'A.. j'y découvrais de nouvelles pièces, un sous-sol me semble t-il, et puis aussi de petites pièces cachées dans des étages. un piano, je crois. 

j'ai fait un aller/retour parisien, très court. à peine arrivée, déjà repartie. Paris me manque un peu, en fait. je me sens un peu seule ces derniers jours, ici, un peu sans repères. alors, j'observe pas mal les gens qui m'entourent. et comme d'habitude, ça tourne à mille à l'heure dans ma putain de boîte crânienne.

voilà, après ces quelques lignes, ça ne sert à rien que je reste davantage ici aujourd'hui. rien de bon ne sortira.
je retourne donc cuisiner mon boulghour.
après ça, j'essaierai peut-être d'obtenir un peu d'or à Mario Kart et ce sera déjà demain. 




1 avr. 2012

trente six quinze avril 12

ces dernières semaines, j'ai mangé (au moins) 50 bâtonnets de Kinder (deux boîtes de 24, pour sur), pris le soleil, pieds nus, allongée dans l'herbe, vu des maisons à colombages en Alsace, mangé beaucoup de nouilles chinoises, parcouru des kilomètres en moto sur les circuits de Mario, dansé sur de la daube à 10 heures du matin, sous une fine pluie et un ciel gris, en débardeur, devant des gens hallucinés, ai découvert Instagram 100 ans après la Terre entière, ai (enfin, et pour la première fois) acheté des bijoux online (mes boucles d'oreilles fashionology dont je suis gaga, et pour 17 euros seulement, il faudrait être fou pour dépenser plus), ai pris le temps de me mettre du vernis transparent sur les ongles, ai encore été négligente niveau démaquillage quotidien, ai écrit une lettre, un courrier, avec un timbre et tout !, ai vu mon arbre fleurir et devenir magnifique (je suis neuneu avec cet arbre), ai annoncé à mon père l'existence de mon homme dans ma vie, ai pris des billets de train pour Paris, ai mangé toujours plus de kiwis et bu de la gelée royale, et mangé toujours plus de frites, mais toujours pas de fricadelles, mais des chips et des bananes, le tout arrosé de coca, ai vu mon ventre dégonfler de stress, mais voit mon corps entier grossir de toute cette bonne bouffe, ai noté crevettes sur ma liste de courses, avec l'envie terrible d'en cuisiner, me suis réjouie à mort de l'arrivée de ce printemps 2012, et me réjouit encore à l'heure où je tape ces lignes.

18 mars 2012

untitled

bien sûr, comme d'habitude, j'ai des tonnes de trucs à poster et à raconter ici, mais elles restent coincées dans ma tête. par manque de temps, principalement.
enfin, non, pas tout à fait.
parce que je trouve quand même le temps de jouer à Mario Kart et Mario Sports, de lire Lady Moriarty et de manger comme une truie.
mais je m'endors à 9h30 le soir.
aïe, les journées sont courtes !

4 mars 2012

tchi tcha



invasion of the body snatchers,
earth vs. the flying saucers,
swimming with sharks,
usual suspects,
ghostbusters,
etc.

comme prévu, je regarde des films calée contre lui
(ou à l'autre bout de notre immense et magnifique canapé).
je mange des kiwis, de la frangipane, et je dors de trèèès bonne heure.


10 févr. 2012

north

ces dernières semaines, j'ai fait beaucoup d'allers/retours en trains, j'ai revu des gens que j'aime énormément, j'ai reçu des tas de compliments et d'encouragements, je me suis trouvée nez à nez avec La jeune martyre de Delaroche, alors que ça n'était absolument pas prévu, et ça m'a fait quelque chose de très spécial.




13 janv. 2012

heart 2K12

bon.
LA NOUVELLE DU JOUR !
c'est que je me casse dans un peu plus d'un mois.
voilà, c'est dit, c'est écrit, c'est officiel, dans ma tête, autour de moi, tout ça.
et je suis sûre que j'ai des tas de trucs à faire d'ici là, oh oui, bien sûr, j'ai des tas de trucs à faire, des tas !
mais là, tout de suite, je ne vois pas. je ne vois rien.
alors, demain.
je verrais tout ça demain, oui.

ce soir, je suis niaise et puis c'est tout.


29 déc. 2011

Ναυτεία

période de fêtes de fin d'année, forcément, je ne suis pas trop là. plus cette nausée omniprésente depuis des jours et des jours, des médocs en quantité, mais toujours cette sensation d'oppression, usante.

heureusement, mon petit bout de vie est là, ma petite nièce qui vient dormir à la maison, sa respiration et son sourire même en plein sommeil. et son odeur. toute chaude. et son rire. aaaah, Noël, que c'est chouette quand il y a un enfant dans les parages.

demain soir, je repars. je trouverai bien la force d'aller à la gare. celle qui m'a fait défaut aujourd'hui pour trouver un médecin.

purée, vivement l'année prochaine, j'en peux vraiment plus.
même si au fond de moi, je sais bien que rien ne changera vraiment.
mais je serai au moins près de lui.
lui, lui, lui.

allez, c'est l'heure de boucler ma petite valise de voyageuse.

merci, lecteurs de l'ombre, toujours là, ces statistiques qui grimpent, qui grimpent.

très bonnes fêtes à tous !

19 déc. 2011

the One


Levi's, mon ami.



si naturellement jolie sans efforts. 
c'est vraiment pas juste.

(et ici, au lieu de boucler mes cadeaux de Noël, j'ai dormi 17 putain d'heures, je suis boutonneuse et je perds du sang.
zéro effort, forcément. 
mais bordel, elle aussi, ça se trouve, là, au moment de la photo, elle a un tampax dans la culotte. et sinon, elle aussi, femme punie, qui saigne chaque mois de sa vie, mais elle, c'est sûr, malgré le stylisme sobre et efficace, malgré la coiffure et le maquillage, elle est belle, juste belle, juste comme ça, sans effort, chaque mois, chaque jour de sa vie. pfff, c'est vraiment pas juste, non).


(rhaaaa, et cette table, je la veux).

16 déc. 2011

à côté.

ça faisait longtemps, tiens.
ma tête avec de la merde dedans. 
saletés de cycles à la con. 
c'est fatigant de ne jamais se sentir à sa place, d'être toujours dans le questionnement. tout ce travail. tout le monde ne le fait pas, parait-il. ma collègue parle de "richesse". je ne sais pas bien. je n'arrive pas à me fixer. cette "richesse" reste un travail, usant, la plupart du temps. ça bouffe la vie, quand même.

je supporte de moins en moins les parisiens, la jeunesse parisienne, la vie parisienne, et plus que tout, ces transports, cette lutte quotidienne, supporter les odeurs des usagers, de leur bouffe, leur mauvaise haleine, écouter leurs conneries, devoir soutenir le regard d'un putain de connard qui bloque agressivement sur la croix que je porte autour du cou, toute cette misère humaine que je croise, ces gens qui parlent tout seuls, qui ont perdu la tête, ceux qui n'ont rien à bouffer, ceux qui n'ont pas la chance de se laver tous les jours, tout ça, tout ça m'épuise parce que ces temps-ci,  je n'arrive pas à prendre le recul nécessaire.
et ça me fait chier de me plaindre.
j'ai pas envie de me plaindre.
j'ai envie d'être quelqu'un de meilleur, mais je n'y arrive pas.
parce que mon quotidien me fait chier quand je suis loin de lui, parce que j'arrive pas à m’ôter de la tête que je n'irai pas mieux tant que je n'aurai pas fait cette transition, tant que je n'aurai pas pris un aller simple. et j'ai encore cette putain de peur, me voiler la face, être dans la fuite, dans une mauvaise projection, une vision biaisée, faussée.
ça aussi, ça m'emmerde. 

et m'éloigner de ma trinité.
et de ma beauté, ma vie. 
un enfant dans une vie, c'est quelque chose.
le mien, un jour.
(ok, place aux choses sérieuses, du coup : passer ce permis à la noix et apprendre à cuisiner autre chose que des tagliatelles carbonara et du gratin de brocolis foireux).

trouver une robe noire.
boucler les derniers xmas gifts.
faire de jolis paquets cadeaux.
rêver au printemps, se dire qu'il viendra, dans quelques mois. 
que c'est une chose certaine.
collecter d'autres photos d’intérieurs chaleureux, différents. idées déco.
concrétiser tout ça, bientôt.
avec mes petits moyens.
croire que c'est possible, bon sang.

j'ai la chance de ne pas être seule.

putain, c'est juste que j'ai toujours été gâtée et que je suis une impatiente terrible.
et puis, je suis fatiguée physiquement.


10 déc. 2011

Paris, Amour et Beauté

des journées à la con, je bouffe mal (sauf chez mon chéri), plats préparés, micro-ondes en speed, mal au ventre, je vois des trucs moches, des gens agglutinés autour d'un malaise ou d'un accident, de quoi avoir un truc à raconter à table, le soir, moi je regarde pas, je galère à fendre cette foule de cons, un type qui insulte une mendiante (et moi avec), prêt à la cogner, la crasse parisienne, normale, habituelle. toujours des tas de gares, métros, TGVs et autres TERs, Rethel, Charleville, Sedan, Gare de l'Est, Saint Placide, Reims, Reims avec Woodkid qui monte à bord, Creepers moches et jean qui ratatine, mais bordel, ce type qui ressemble à rien, c'est Iron, et ça, c'est juste magnifique. don't judge a book by its cover, hein. mes cheveux sont sales, tiens. je les attache trop souvent. je ressemble à rien, je me fringue toujours pareil, chiant, moche. le shopping me manque un peu, mais je reste raisonnable. plus aucune vie sociale, trop fatiguée. plus de musique, trop mal à la tête. quelques films tout de même, calée contre lui, Hitchcock et Cronenberg. par contre, pour ce qui est des sorties en salles, je suis plus au courant de rien, complètement larguée (excepté Extremely Loud And Incredibly Close, qui sort en 2012. attente). en gros, je commence sérieusement à me couper du monde et je n'arrive même pas à déterminer si c'est grave.

pas vraiment la joie, vivement le printemps. rien à faire, l'hiver ne me réussit pas.


26 nov. 2011

(ça, c'est moi en ce moment)
























[LISTENING TO : Isadore, from the album If not now, when ? - INCUBUS]


et pour ceux que ça intéresse, ça ressemble à ça :



et c'est vrai qu'Incubus est devenu un groupe de midinettes, mais finalement, 
who cares ? comme dirait le Boyd, whatever tomorrow brings, i'll be there.
je les suivrai jusqu'à la mort.

23 nov. 2011

i don't care where just far...















j'ai la tête ailleurs. je suis dans mes pensées.

sinon, United States of Tara et du Kinder chocolat.
sauf que j'en ai plus là.
et ça me rend dingue.

sinon, je garde mes sous et je suis contente.
bon, à part ma petite Casio à 18 euros, okay.
mais 18 euros en un mois, c'est quand même pas grand chose, si ?
j'avais pas de montre, c'est même pas de l'impulsion.
et le pire ? j'ai pas envie d'aller faire les boutiques à côté de ça.
du coup, à part gâter mes amours à Noël, yay, des sous sur mon compte !
je peux commencer à rayer ça tout doux sur ma liste.

mars approche. février, peut-être ?


19 nov. 2011

we all float face down

il fait froid, bordel.
je veux le printemps. l'été.
je veux bouger.
je veux du blé.
et faire plein de cadeaux.
je veux une petite robe noire et être belle pour lui, et notre passage en 2012.
je veux d'autres concerts avec ma jolie S.
apprendre à me maquiller.
regarder d'autres vieux films en noir et blanc, dans ses bras.
et continuer de trier et d'organiser.

mais là, tout de suite, je crois bien que je vais aller me coucher.



[LISTENING TO : Warning, from the album Morning view - INCUBUS]