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4 mars 2012

tchi tcha



invasion of the body snatchers,
earth vs. the flying saucers,
swimming with sharks,
usual suspects,
ghostbusters,
etc.

comme prévu, je regarde des films calée contre lui
(ou à l'autre bout de notre immense et magnifique canapé).
je mange des kiwis, de la frangipane, et je dors de trèèès bonne heure.


10 déc. 2011

Paris, Amour et Beauté

des journées à la con, je bouffe mal (sauf chez mon chéri), plats préparés, micro-ondes en speed, mal au ventre, je vois des trucs moches, des gens agglutinés autour d'un malaise ou d'un accident, de quoi avoir un truc à raconter à table, le soir, moi je regarde pas, je galère à fendre cette foule de cons, un type qui insulte une mendiante (et moi avec), prêt à la cogner, la crasse parisienne, normale, habituelle. toujours des tas de gares, métros, TGVs et autres TERs, Rethel, Charleville, Sedan, Gare de l'Est, Saint Placide, Reims, Reims avec Woodkid qui monte à bord, Creepers moches et jean qui ratatine, mais bordel, ce type qui ressemble à rien, c'est Iron, et ça, c'est juste magnifique. don't judge a book by its cover, hein. mes cheveux sont sales, tiens. je les attache trop souvent. je ressemble à rien, je me fringue toujours pareil, chiant, moche. le shopping me manque un peu, mais je reste raisonnable. plus aucune vie sociale, trop fatiguée. plus de musique, trop mal à la tête. quelques films tout de même, calée contre lui, Hitchcock et Cronenberg. par contre, pour ce qui est des sorties en salles, je suis plus au courant de rien, complètement larguée (excepté Extremely Loud And Incredibly Close, qui sort en 2012. attente). en gros, je commence sérieusement à me couper du monde et je n'arrive même pas à déterminer si c'est grave.

pas vraiment la joie, vivement le printemps. rien à faire, l'hiver ne me réussit pas.


5 août 2011

pas mal de photos et peu de texte ces temps-ci.
parce que j'ai la tête pleine d'images.
parce que j'ai du temps, du temps pour moi, du temps pour lire SaFranco, et peut-être me replonger dans Boris Vian, ou Hornby, ou Potok, du temps pour mettre de l'ordre, dans le calme, je baisse le volume même pour Gaga.

j'ai failli craquer pour une robe Zara à sequins dorés, mais j'ai résisté.
je me cherche une tenue pour le lendemain d'un mariage. j'ai envie d'une robe courte, mais je me dis qu'un pantalon classieux avec un top un peu transparent peut aussi très bien faire l'affaire. j'ai de vrais problèmes, quoi.

et lui et moi, on se dit des tas de choses, on arrête pas. je l'écris parce que je veux pas oublier. je vais peut-être même m'envoyer un mail pour dans cinq, dix ans. 

j'ai toujours pas été voir Submarine. j'ai pas vu Super8 non plus. j'ai toujours pas investi dans une carte UGC illimitée.

mais, aujourd'hui et malgré cette putain de pluie, j'ai acheté un short en jean riquiqui.


3 juin 2011






































photo chopée je ne sais plus où, pas sur le site de Maïwenn Le Besco en tous cas.
ça me fait suer de pas mentionner le photographe, là... je retrouve le lien, asap.

11 mai 2011



festival de Cannes, ce soir !
+ Lady Gaga au grand journal de C+, avec un peu de bol, elle nous chante Judas, 
ou Born this way (tout sauf The edge of glory, quoi).

la photo est de Slimane, miam.

4 avr. 2011



Aghet (Catastrophe en arménien) à la une du magazine Nouvelles d'Arménie de ce mois ci. également et surtout, première diffusion du documentaire  le 20 avril prochain, sur arte. j'ai hâte. il faut parler de ce génocide, il faut diffuser tout ce qui est diffusable. publier tout ce qui est publiable. lire, se renseigner, je suis la première à ne pas maîtriser le sujet. je dois encore apprendre. bientôt le 24 avril. bientôt une projection du Fils du marchand d'olives à la Maison de la Culture, j'en reparlai, je posterai des photos, c'est certain. il faut faire tourner. largement. je ferai tourner ce que je peux. car aujourd'hui, la Turquie refuse toujours de reconnaître l'existence de ce grand massacre et qualifie les événements de 1915 de "prétendu, soi-disant génocide arménien". bientôt ce triste anniversaire, le centenaire de la première tragédie du vingtième siècle. cent ans de négationnisme.

Aghet, quelle affiche. ce regard me touche terriblement. plus je vieillis, et plus je crois en la beauté des femmes arméniennes. pas forcément évidente au premier coup d'œil. des trésors de beauté enfouis, à révéler. je regrette d'avoir toujours eu une image un peu négative de leur beauté. je creuse doucement et je croise parfois, au détour d'une photo, des regards comme celui-ci.  tôt ou tard, il faut que j'aille là-bas. en Turquie aussi, bien sûr. à Istanbul qui a vu naître mon père et parce que c'est Istanbul ! en Turquie, sur la terre des ancêtres de ma grand-mère Azad. 
Azad. j'espère avoir un enfant un jour, j'espère de tout mon cœur pouvoir l'appeler Azad. j'ai rarement été fixée sur une idée comme ça. je la lâcherai pas.

j'ai envie de revoir Screamers, aussi. le concert de System of a Down approche, avec peut-être du drapeau rouge-bleu-orange dans le public. peut-être aurons-nous droit à Arto, ce Der Voghormia revisité par Arto Tunçboyacıyan (chant religieux qui, comme tous les chants arméniens, donne envie de chialer, même quand on ne comprend rien de ce que le prêtre célèbre, loue, chante).

je regrette de m'y prendre si tard. de découvrir mon arménité à l'âge d'être maman, alors que j'avais les clefs en main à huit, dix, douze ans. et que je n'avais qu'à continuer mon petit chemin entre cours de danse avec Hasmig*, colonies de vacances à Bellefontaine, et cours de langue avec Archalouïs**. il vaut mieux tard que jamais, c'est vrai. mais si je pouvais avancer rapidos les aiguilles des montres et sauter des mois sur les calendriers, histoire d'être à l'heure de parler fluently, je serai quand même vachement heureuse. à ce jour, l'alphabet de Mesrop  Machtots est au moins maîtrisé.

purée, j'avais pas prévu d'écrire un post aussi long. et j'avais pas prévu de raconter ma vie sur ce blog non plus. 

conclusion : Hayastan*** power ! 


*j'ai appris il n'y a pas longtemps que ce prénom signifiait Jasmin.
** Louïs veut dire lumière, et je me surprends à aimer certains vieux prénoms !
*** Arménie en... arménien ! (pour ceux du fond...) 


3 avr. 2011














des fois, je me demande vraiment ce que j'attends pour voir ce genre de classique. du Martin Scorsese avec un immense De Niro, un incroyable Joe Pesci, une magnifique Cathy Moriarty.
je pense tout de suite à Apocalypse Now, à Freaks, à Citizen Kane,  Easy Rider ou  bien encore Scarface. tous à voir et revoir et que je n'ai pas encore vus. vraiment, des fois, je me demande ce que j'attends. "le déluge" me répondrait ma nièce (smiley qui sourit).

et sinon, je vois des arméniens partout. Raging Bull est dédié à la mémoire d'un certain Haig P. Manoogian, professeur de Scorsese à NYU.  si ça continue, bientôt un Armenian Hall of Fame sur ce blog (genre, on m'attends pour ça... un arménien - forcément - a déjà dressé une liste de nos meilleurs talents quelque part !)


[LISTENING TO : Crying Lightning, from the album Humbug - ARCTIC MONKEYS]

1 avr. 2011










pratiquement toute la Soul Kitchen de Fatih Akin résumée dans cette seule image.
un restaurant, du bordel (c'est la fin de soirée, le matin), de la danse, des sourires, de la musique ! ce film est complètement, complètement jouissif. et je crois que je l'aime tant car il possède ce côté oriental unique, qui me rappelle un peu mes origines, bien que je ne sois ni turque ni grecque (mais pas bien loin). 

le thé à la menthe chez le médecin rebouteux, les deux frères qui dansent sur de la musique grecque, Ilias (celui avec la croix en or balèze) jamais sans son komboloï,  la cuisine qui sent bon la méditerranée (j'aurai jamais cru rêver d'aubergines), cette générosité tout à fait grecque dans la relation Zinos-Socrate, le vice d'Ilias,  le charme d'Ilias malgré son côté lourdingue, tout ça me renvoie à cet esprit oriental. et me rappelle ma Grèce (et ce garçon, mon Ilias au prénom si grec, mon Spyros).

ce film m'a une fois de plus foutu le smile, et ce soir, j'étais franchement preneuse.
(je l'ai revu en VF, c'est pour dire !).
et sinon, MusicMe, Deezer and co sont vos amis pour vous mettre la bande-son dans les oreilles, il y a de la soul, bien sûr, et du grec, go !

et donc, c'est confirmé, une fois que je maîtrise ma langue d'origine, j'attaque le grec. avec l'anglais et l'hébreu, sûrement l'une des plus belles langues au monde pour moi. et pour converser avec un dieu grec autour d'un café glacé et d'un énorme baklava, et bien, il faut ce qu'il faut !

[LISTENING TO : Manolis o Hasiklis, from the Soul Kitchen OST - SHANTEL]

31 mars 2011

un nouveau carnet sur mon bureau avec un grand "m" comme "memory" (ou bien comme "monoprix", c'est au choix), un nouveau bloc-notes pour mon arménien, et d'avoir acheté ça, j'ai l'impression d'avoir réalisé quelque chose d'absolument extraordinaire aujourd'hui. encore un carnet, c'est pas rien, quoi ! et je ne parle pas de la recharge pour agenda pour laquelle j'ai (enfin) investi (et oui, on est juste en avril, demain). donc, plein de listes en vue ! (et je suis fatiguée rien que d'y penser).









(sinon, j'ai revu District 9. bon sang, ce film est terrible, terriblement réussi.
et toute cette poussière...)


[LISTENING TO : SZ2, from EP C/ B EP - BATTLES]